Que faire la première semaine après un décès ?

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Que faire la première semaine après un décès ?

Que faire la première semaine après un décès ? Cette période est intense en démarches obligatoires : déclaration en mairie, organisation des obsèques, prévenir les organismes. Voici une checklist chronologique pour ne rien oublier dans la confusion du deuil.

La première semaine après un décès est intense en démarches obligatoires : déclaration en mairie sous 24 heures, organisation des obsèques sous 6 jours ouvrés, notification de la banque et de l'employeur. Le calendrier laisse peu de marge. Ce guide chronologique présente ce qu'il faut faire jour par jour, sans rien oublier.

1. Le jour même (J)

Première étape : faire constater le décès par un médecin (généraliste ou SAMU 15) et obtenir le certificat médical de décès. Sans ce document, aucune démarche ne peut commencer. Si le décès survient à l'hôpital ou en EHPAD, l'établissement s'en charge directement.

En cas de décès suspect, violent ou survenu sur la voie publique, contacter la police ou la gendarmerie avant toute autre démarche. Une enquête peut être déclenchée. Une fois le constat fait, prévenir les proches immédiats : conjoint, enfants, parents.

2. J+1 : déclaration en mairie

Obligation légale dans les 24 heures suivant le décès. Se rendre à la mairie du lieu de décès avec le certificat médical, le livret de famille du défunt et la pièce d'identité du déclarant. L'officier d'état civil délivre l'acte de décès officiel.

Profiter de cette visite pour demander au moins 10 actes de décès — gratuits, à prendre en plusieurs exemplaires d'un coup. Chaque organisme (banque, CPAM, mutuelle, notaire) en réclamera un, et un aller-retour supplémentaire en mairie quelques jours plus tard fait perdre du temps.

Que faire la première semaine après un décès ?

3. J+1 à J+3 : pompes funèbres et choix d'obsèques

Demander 2 à 3 devis de pompes funèbres : les écarts dépassent souvent 30 % à prestation égale. Le choix porte sur le mode d'obsèques (inhumation ou crémation), le lieu (cimetière, crématorium), le cercueil ou l'urne, et les fleurs. La date et l'heure de la cérémonie doivent tenir dans les 6 jours ouvrés légaux.

En parallèle, rédiger et envoyer les faire-part (presse, courrier, mail). Pour un message numérique rapide vers le cercle élargi, voir notre guide des textes de faire-part.

4. J+3 à J+5 : organisation de la cérémonie

Cérémonie religieuse : prendre contact avec le curé, pasteur, imam ou rabbin de la commune. Cérémonie civile : préparer l'éloge funèbre, choisir la musique, désigner les intervenants. Imprimer un livret de cérémonie peut aider les proches qui découvrent le déroulé sur place.

La logistique reste à orchestrer : qui transporte les fleurs, qui accueille les proches venus de loin, où se tient le repas après la cérémonie. Penser à prévenir le cercle élargi — amis, collègues, voisins — qui n'auraient pas été touchés par le faire-part initial.

5. J+1 à J+7 : démarches administratives urgentes

Banque (sous 7 jours) : prévenir la banque du défunt. Les comptes sont automatiquement bloqués, mais jusqu'à 5 000 € peuvent être débloqués pour payer les obsèques. Signaler tous les comptes connus : courant, épargne, assurance vie.

Employeur ou caisse de retraite : si le défunt était actif, prévenir l'employeur dans les 72 heures. S'il était retraité, contacter la caisse de retraite et la mutuelle. Demander le capital décès CPAM (3 887 € en 2026) si les conditions sont réunies.

Bailleur si locataire : prévenir par courrier recommandé. Le bail peut être résilié en se prévalant du décès, ou repris par le conjoint survivant.

6. Choses à ne pas oublier

Cinq points qui font la différence : faire constater officiellement le décès (sans certificat médical, rien ne commence), prendre 10+ actes de décès dès la mairie, comparer les pompes funèbres (gros écarts de prix), préparer l'éloge funèbre en amont, et tenir une trace écrite de toutes les démarches (cahier ou fichier dédié).

Pour la suite des démarches au-delà des 7 premiers jours, voir notre guide complet des démarches administratives qui couvre les 30 jours suivants — CPAM, mutuelle, impôts, notaire.

En synthèse

La première semaine après un décès s'organise autour de trois pôles : démarches officielles (mairie sous 24 h, banque sous 7 jours, employeur sous 72 h), organisation des obsèques (devis comparés, lieu, cérémonie sous 6 jours ouvrés), et information du cercle (faire-part, proches éloignés). Les aides cumulées — capital décès CPAM, déblocage bancaire 5 000 €, mutuelle, allocation employeur — couvrent souvent la majeure partie du coût (4 500 à 6 500 € en moyenne). Garder la trace écrite de chaque appel, chaque envoi, chaque interlocuteur reste l'astuce qui simplifie tout le reste.

À lire aussi Documents à préparer après un décès Aides financières pour obsèques Choisir une entreprise de pompes funèbres

Questions fréquentes sur la première semaine

Combien de temps a-t-on pour organiser les obsèques ?+
Maximum 6 jours ouvrés après le décès en France. Une dérogation préfectorale reste possible pour les rapatriements depuis l'étranger ou les cas exceptionnels.
Faut-il prévenir tous les organismes en une semaine ?+
Non. La première semaine concentre l'urgence (mairie, banque, employeur). Les autres organismes (CPAM, mutuelle, impôts, notaire) acceptent un délai de 30 jours à 6 mois selon les démarches.
Qui peut faire la déclaration en mairie ?+
Toute personne majeure : famille, ami, voisin. Idéalement le conjoint ou l'enfant majeur, qui aura ensuite à mener les autres démarches.
Que faire si le décès survient à l'étranger ?+
Contacter immédiatement le consulat français du pays de décès. Il assiste pour les démarches locales, le rapatriement et la traduction des actes. Le délai français de 6 jours peut être prolongé par dérogation préfectorale.
Quand prévenir la banque ?+
Dans les 7 premiers jours. Les comptes sont automatiquement bloqués à la notification. Le déblocage de 5 000 € pour les obsèques se demande lors de cette même visite, sur présentation de la facture pompes funèbres.
Faut-il un notaire dès la première semaine ?+
Pas immédiatement, sauf en cas de testament connu ou de patrimoine immobilier. Le notaire intervient pour la succession, généralement à partir de la deuxième ou troisième semaine. Prendre rendez-vous tôt reste judicieux.
Comment gérer la fatigue émotionnelle de la première semaine ?+
Déléguer dès que possible : un proche peut gérer les appels logistiques pendant que la famille proche se concentre sur l'essentiel. Tenir un cahier des démarches permet de passer le relais sans rien perdre.
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