Enterrer sans croire : ce que les Français ont mis à la place du rite religieux
49 % des Français souhaitent encore une cérémonie religieuse pour eux-mêmes, contre 63 % en 2005 (Crédoc-CSNAF). Mais ils n'ont pas cessé de ritualiser : ils écrivent désormais eux-mêmes ce que l'institution prescrivait. Et la recherche menée pendant la pandémie a mesuré, sans le vouloir, ce que coûte l'absence de rite.
Au printemps 2020, la France a enterré ses morts à dix. Dix personnes au maximum dans un cimetière, cinq dans un crématorium, vingt dans un lieu de cérémonie — des jauges qui sont restées en vigueur, sous des formes assouplies, jusqu’au 1er juin 2022. Pendant deux ans, des centaines de milliers de familles ont dû choisir qui aurait le droit de dire au revoir. Personne ne l’avait voulu ainsi. Mais en supprimant les rites, la période a répondu sans le chercher à une question que notre époque posait depuis longtemps à voix basse : à quoi servent-ils, au juste ?
La question n’est pas théorique. Elle traverse aujourd’hui la plupart des familles françaises, au moment précis où il faut décider de quelque chose pour un proche. Faut-il une messe ? Que met-on à la place si l’on n’y croit plus ? Et si l’on ne met rien, que se passe-t-il ? Les chiffres disent que le rite religieux occupe une place moins grande qu’il y a vingt ans. Ils disent aussi, et c’est plus surprenant, que les Français n’ont pas cessé de ritualiser pour autant. Ils s’y prennent autrement.
Au sommaire
- Ce que disent vraiment les chiffres
- Le rite ne disparaît pas : il change de main
- La tradition familiale, ce repère qui s’efface
- La preuve par l’absence : ce que la recherche a mesuré
- Les rites numériques n’ont pas tenu leurs promesses
- Quand le souvenir quitte le cimetière
- Repères chiffrés
- Ce que cela dit de notre rapport à la mort
- Questions fréquentes
Ce que disent vraiment les chiffres
Tous les cinq ans depuis 2005, le Crédoc interroge par téléphone un millier de Français de quarante ans et plus sur leurs attentes en matière d’obsèques, à la demande de la Chambre syndicale nationale de l’art funéraire. C’est, en France, la seule série longue sur le sujet. La sixième vague date de mai 2024 ; ses résultats ont été publiés en novembre de la même année sous un titre qui résume à lui seul l’affaire : « Obsèques : les Français se créent leurs propres rituels ».
Le premier enseignement tient en deux nombres. En 2005, 63 % des personnes interrogées souhaitaient pour elles-mêmes une cérémonie religieuse. En 2024, elles sont 49 %. Dans le même mouvement, 46 % déclarent souhaiter une cérémonie civile. Les deux courbes se sont presque rejointes en une génération.
Ce mouvement d’ensemble recouvre des situations très différentes. L’attente d’une cérémonie religieuse augmente nettement avec l’âge : elle concerne 69 % des personnes de 80 ans et plus. Elle varie aussi fortement selon l’appartenance déclarée — plus de 80 % chez les personnes de confession musulmane, 70 % chez les catholiques. Autrement dit, ce n’est pas le rite religieux qui s’efface, c’est sa position par défaut. Il était le cadre commun ; il devient une option parmi d’autres, choisie par ceux à qui elle correspond.
La même bascule se lit dans le traitement du corps. La crémation représentait 28 % des décès en 2009, 42 % en 2022 — un mode d’obsèques que le début du XXe siècle réservait à des minorités et qui concerne aujourd’hui plus de quatre familles sur dix. Là encore, les raisons invoquées sont éclairantes : la première n’est ni philosophique ni religieuse. Interrogés sur ce qui motive ce choix, 24 % répondent qu’ils ne veulent pas embarrasser leur famille. L’écologie vient loin derrière, à 18 %.
Ce détail en dit long. Ce qui organise aujourd’hui la décision funéraire, ce n’est plus principalement un système de croyances : c’est un souci des vivants. On choisit ce qui pèsera le moins sur ceux qui restent.
Le rite ne disparaît pas : il change de main
L’erreur serait d’en conclure que les Français se désintéressent de leurs obsèques. C’est exactement l’inverse que mesure l’enquête. La moitié des personnes interrogées ont laissé ou souhaitent laisser des instructions sur leurs propres funérailles — sept points de plus qu’en 2009. Plus d’un quart envisagent des consignes complètes, détaillées. Près d’une personne sur trois a déjà souscrit un contrat obsèques, six points de plus qu’en 2019.
Jamais les Français n’ont autant préparé leur départ. Ce qui a changé, ce n’est pas l’intensité de l’attention portée au rite : c’est celui qui l’écrit. Hier, la forme de la cérémonie était donnée d’avance par une institution, identique pour tous, et il n’y avait rien à décider. Aujourd’hui, chacun tient le stylo.
Et ce que les gens écrivent est très constant. Parmi ceux qui souhaitent une cérémonie civile, deux sur trois la veulent intime — un cercle restreint plutôt qu’une assemblée. Dans la même proportion, ils demandent une musique choisie, des textes lus, des témoignages. Ce sont, presque terme pour terme, les fonctions que remplissait le rite religieux : rassembler, faire entendre une parole sur celui qui part, marquer le passage. La grammaire est reprise ; le vocabulaire est personnel.
C’est aussi ce qui rend l’exercice plus difficile qu’il n’y paraît. Une cérémonie prescrite ne demande aucune compétence à ceux qui l’endurent : elle se déroule. Une cérémonie inventée demande de savoir quoi dire, quelle musique, dans quel ordre — au moment de l’année où l’on est le moins disponible pour y réfléchir. Beaucoup de familles découvrent la liberté funéraire trois jours avant les obsèques, et cette liberté-là ressemble à une charge.
La tradition familiale, ce repère qui s’efface
Un chiffre de l’enquête 2024 mérite qu’on s’y arrête, parce qu’il bouge plus vite que tous les autres. Parmi les personnes qui envisagent une inhumation plutôt qu’une crémation, la part de celles qui l’expliquent par la tradition familiale est passée de 47 % en 2019 à 27 % en 2024. Vingt points en cinq ans.
Le motif religieux, lui, tient : 26 % citent des raisons de foi pour préférer l’inhumation, une proportion nettement plus stable. Ce n’est donc pas la croyance qui recule le plus vite, c’est l’évidence de faire comme on a toujours fait. « On est enterrés dans le caveau de famille » cesse d’être une réponse suffisante.
Plusieurs facteurs matériels y contribuent, et ils n’ont rien de mystérieux : les familles sont plus dispersées géographiquement qu’il y a trente ans, les caveaux se trouvent souvent à plusieurs centaines de kilomètres du lieu de vie, et l’entretien d’une sépulture suppose une proximité que beaucoup n’ont plus. La tradition ne s’effondre pas sous les coups d’une idée ; elle se défait sous ceux d’un déménagement.
Reste que, l’évidence disparue, il faut décider. Et décider, dans les jours qui suivent un décès, avec des frères et sœurs qui ne sont pas toujours d’accord, est l’une des épreuves les moins racontées du deuil contemporain.
La preuve par l’absence : ce que la recherche a mesuré
On aurait pu en rester à cette lecture apaisée : le rite se transforme, tout va bien. La période 2020-2022 a fourni, malgré elle, une donnée plus rude.
Dès le début de la pandémie, une équipe dirigée par Marie-Frédérique Bacqué, professeure de psychopathologie à l’université de Strasbourg, a lancé avec le soutien de l’Agence nationale de la recherche une étude longitudinale baptisée Covideuil. Son objet : mesurer les effets de l’empêchement des rites funéraires sur les personnes endeuillées. La chercheuse a résumé l’enjeu d’une formule sobre — la pandémie a permis « d’expérimenter ce que seraient la mort et le deuil sans rites ». Deux cent soixante-quatorze personnes endeuillées ont été suivies, en trois vagues d’entretiens, à partir d’avril 2021.
Les résultats, publiés en juillet 2022 dans le bulletin de l’Observatoire international du religieux (CNRS), sont nets. Dans cet échantillon, 56 % des défunts avaient précisé les rites qu’ils souhaitaient ; pour 43 % des proches interrogés, ces volontés n’ont pas pu être réalisées, ou l’ont été moins que souhaité. Parmi ces familles, près de 86 % attribuent l’écart aux restrictions sanitaires.
Ce que l’étude mesure ensuite est plus lourd. La consommation d’anxiolytiques a presque doublé chez les endeuillés après le décès, passant de 13,7 % à 25 %. Celle d’antidépresseurs est montée de 12,4 % à 18,3 %. La demande de soutien psychologique a bondi de 25,8 % à 41,7 %. Les auteurs précisent que la période elle-même était anxiogène et que le décès n’explique pas tout ; l’ordre de grandeur reste frappant.
Surtout, l’étude identifie ce qui pèse le plus. Deux facteurs font monter significativement l’ensemble des échelles de complication du deuil : ne pas avoir été présent auprès du mourant, et n’avoir pas pu réunir les proches. Le fait de ne pas revoir le corps, de ne pas le toucher, n’en fait monter qu’une seule. Autrement dit, ce n’est pas d’abord le contact avec le défunt qui manque — c’est l’assemblée.
Cette conclusion mérite d’être lue lentement, parce qu’elle déplace le débat. Le rite funéraire ne vaut pas par son contenu doctrinal, mais par la réunion qu’il produit. Il rassemble, et cette réunion soutient. C’est aussi pourquoi la chercheuse se garde, dans son article, de conclure que l’absence de rite religieux serait en cause : elle écrit ne pas pouvoir trancher ce point, tout en observant que la religion « semble être un cadre qui guide le deuil en période troublée ». La distinction est essentielle, et nous nous y tenons : ce que la recherche établit, c’est le coût de l’absence de rassemblement, pas la supériorité d’une forme de cérémonie sur une autre.
Une dernière observation, presque plus triste que les précédentes. Beaucoup de familles privées d’obsèques déclaraient vouloir organiser plus tard une cérémonie de remplacement. Le suivi longitudinal montre que, dans l’immense majorité des cas, elle n’a pas eu lieu. Le moment passé ne se rattrape pas.
Les rites numériques n’ont pas tenu leurs promesses
La période a vu fleurir des cérémonies retransmises en visioconférence, des espaces de recueillement en ligne, des groupes de partage entre proches empêchés. On y a vu, à chaud, la naissance d’une ritualité nouvelle.
L’étude Covideuil invite à la prudence. Dans l’échantillon, 13,7 % des proches ont tenté de mettre en place d’autres formes de rites, et 5 % des rites numériques. Or ces personnes présentaient un risque plus élevé de complications du deuil, non pas moindre.
Ce résultat demande à être manié avec précaution, et les auteurs eux-mêmes ne l’interprètent pas comme une causalité : il est très possible que ce soient les endeuillés les plus en difficulté qui aient cherché des substituts, et non les substituts qui aient aggravé leur état. Retenons-en simplement ceci, qui vaut pour aujourd’hui : un écran ne remplace pas une pièce où l’on est ensemble. Les outils de mémoire en ligne ont une réelle utilité — garder des photos, rassembler des témoignages, permettre à un cousin d’Australie de déposer un mot. Ils prolongent le rite ; rien n’indique qu’ils s’y substituent.
Quand le souvenir quitte le cimetière
Il y a un autre déplacement, plus discret, que le Crédoc pointe dans ses conclusions : entretenir le lien avec le défunt passe de moins en moins par le cimetière.
Le devenir des cendres l’illustre bien. La moitié des personnes interrogées souhaitent que les leurs soient dispersées : près d’une sur deux dans la nature, un petit tiers dans une rivière ou un lac, une sur cinq dans un jardin du souvenir. Trente pour cent préfèrent le dépôt d’une urne — pour moitié dans un caveau de famille, le reste se partageant entre monument cinéraire et columbarium.
Rappelons au passage ce que la loi permet et ne permet pas, car la confusion est fréquente et coûteuse. Depuis 2008, les cendres ne peuvent pas être conservées au domicile ni partagées entre les proches. La dispersion en pleine nature est possible, mais elle exclut les voies publiques et suppose une déclaration à la mairie de la commune de naissance du défunt. Le sujet est traité en détail dans notre article sur ce que l’État demande désormais aux communes en matière de sites cinéraires.
Le mouvement de fond est clair : le lieu de mémoire se détache du lieu de sépulture. Le souvenir se cultive dans une maison, sur un chemin, devant une photo, dans un objet gravé — et non plus principalement devant une pierre qu’on visite à la Toussaint. Ce que perd le cimetière, d’autres supports le gagnent, plus intimes et plus mobiles : une plaque portant un symbole choisi, une épitaphe écrite par la famille plutôt qu’empruntée à un formulaire, un espace mémoriel où l’on rassemble ce qui reste.
Là encore, on retrouve le mouvement général : ce n’est pas la mémoire qui s’affaiblit, c’est son adresse qui change.
Repères chiffrés
- 49 % des Français de 40 ans et plus souhaitent pour eux-mêmes une cérémonie religieuse, contre 63 % en 2005 (Crédoc-CSNAF, mai 2024).
- 46 % souhaitent une cérémonie civile — intime dans deux tiers des cas, avec musique choisie et textes lus.
- 69 % des personnes de 80 ans et plus souhaitent une cérémonie religieuse.
- 42 % des décès ont donné lieu à une crémation en 2022, contre 28 % en 2009.
- 27 % invoquent la tradition familiale pour justifier l’inhumation, contre 47 % en 2019.
- 50 % ont laissé ou souhaitent laisser des instructions pour leurs propres obsèques (+ 7 points depuis 2009).
- 43 % des familles suivies par l’étude Covideuil n’ont pas pu réaliser les volontés funéraires du défunt pendant la période de restrictions.
- 630 000 décès en France en 2023, contre 550 000 en 2010 — effet du vieillissement de la population.
Ce que cela dit de notre rapport à la mort
Mises bout à bout, ces données dessinent une France qui n’a pas renoncé au rite, mais qui a cessé de le recevoir tout fait.
C’est un gain réel. Une cérémonie construite pour quelqu’un lui ressemble davantage qu’une cérémonie standard. Les familles qui ont pris le temps de choisir une musique, de faire lire un texte par un petit-fils, de laisser trois personnes parler, en gardent presque toujours un souvenir plus vif qu’un office subi. La personnalisation n’est pas un caprice d’époque : elle répond à un besoin ancien, celui de dire quelque chose de vrai sur celui qui part.
Mais il y a un coût, et il serait malhonnête de ne pas le nommer. Un rite hérité ne demandait ni compétence, ni énergie, ni consensus familial. Un rite à inventer exige les trois, à un moment où l’on en dispose le moins. Et quand la fatigue, la distance ou le désaccord l’emportent, ce qui se produit n’est pas une cérémonie moderne : c’est souvent l’absence de cérémonie. Or l’étude Covideuil suggère que c’est précisément cette absence-là, celle du rassemblement, que les endeuillés paient le plus cher.
La leçon pratique tient en peu de mots, et elle n’oblige à croire à rien. Ce qui compte n’est pas la forme choisie, mais qu’il y ait une forme, et qu’elle réunisse. Une lecture dans un jardin, un repas où chacun raconte quelque chose, dix minutes de musique dans une salle : cela suffit à faire ce que le rite a toujours fait — marquer que quelque chose a eu lieu, et qu’on n’était pas seul à le traverser.
Le reste — savoir combien de temps dure ensuite le chagrin, et par quels chemins il passe — appartient à chacun. Nous l’avons abordé dans notre dossier sur ce que la recherche dit vraiment du parcours du deuil. Et pour ceux qui affrontent la question au mauvais moment de l’année, notre article sur les obsèques en plein mois d’août rappelle à quel point réunir une famille est parfois, matériellement, le plus dur.
Questions fréquentes
Une cérémonie civile a-t-elle une valeur légale différente d’une cérémonie religieuse ?
Non. Aucune cérémonie, civile ou religieuse, n’a de valeur juridique en soi. Seules comptent en droit la déclaration de décès en mairie, l’autorisation de fermeture du cercueil et l’autorisation d’inhumer ou de crémation. La cérémonie est un temps social et familial, entièrement libre dans sa forme, dès lors qu’elle respecte les règles des lieux où elle se déroule.
Qui peut conduire une cérémonie civile ?
N’importe qui : un proche, un ami, ou un maître de cérémonie proposé par l’opérateur funéraire. Aucune habilitation particulière n’est requise pour prendre la parole ou conduire le déroulé. Les opérateurs funéraires proposent généralement cette prestation ; elle figure sur le devis et peut être comparée d’une entreprise à l’autre.
Peut-on organiser une cérémonie religieuse pour un défunt non pratiquant ?
C’est fréquent, et cela relève d’un échange avec la paroisse, la communauté ou le ministre du culte concerné, dont les usages varient. Beaucoup de familles choisissent une forme intermédiaire : un temps religieux court, suivi ou précédé d’un moment civil où les proches prennent la parole. Rien n’interdit d’articuler les deux.
Faut-il écrire ses volontés funéraires, et où ?
C’est vivement conseillé : la moitié des Français de 40 ans et plus le font ou souhaitent le faire. Les volontés peuvent être consignées sur papier libre daté et signé, confiées à un proche, déposées chez un notaire ou intégrées à un contrat obsèques. Elles s’imposent alors à la famille, dans la limite de ce qui est matériellement et légalement possible.
Peut-on garder les cendres d’un proche chez soi ?
Non. Depuis la loi du 19 décembre 2008, les cendres ne peuvent pas être conservées au domicile ni partagées entre plusieurs personnes. L’urne doit être déposée dans une sépulture, un columbarium ou un site cinéraire, ou les cendres dispersées dans un jardin du souvenir ou en pleine nature, hors voies publiques et après déclaration à la mairie de la commune de naissance du défunt.
Une cérémonie très restreinte est-elle un mauvais choix ?
Pas nécessairement : deux tiers des personnes souhaitant une cérémonie civile la veulent précisément intime. Ce que la recherche sur le deuil signale, c’est le risque de l’absence totale de rassemblement, pas celui d’un petit comité. Un cercle réduit mais réellement réuni remplit la fonction essentielle du rite.
Sources
- Crédoc, Obsèques : les Français se créent leurs propres rituels, Consommation & Modes de Vie n° CMV343, novembre 2024 (Franck Lehuédé, Thierry Mathé) — 6e vague de l’enquête réalisée pour la Chambre syndicale nationale de l’art funéraire, mai 2024, 1 000 répondants de 40 ans et plus.
- Marie-Frédérique Bacqué, « Rites funéraires : peut-on se passer des religions ? L’épidémie de la Covid-19 en France, une expérimentation du deuil sans rituels », Bulletin de l’Observatoire international du religieux (CNRS), n° 38, juillet 2022 — recherche Covideuil, financée par l’Agence nationale de la recherche.
- Insee, bilans démographiques ; loi n° 2008-1350 du 19 décembre 2008 relative à la législation funéraire.
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