Pourquoi les Français fleurissent les tombes le 1er novembre, et non le 2
La Toussaint célèbre tous les saints ; la commémoration des défunts, elle, tombe le 2 novembre. Si les Français se rendent au cimetière le 1er, c'est d'abord parce que c'est le jour férié. Quant au chrysanthème, il ne doit rien à la liturgie et tout à une consigne présidentielle de 1919. Enquête sur le rendez-vous funéraire le plus suivi de France — et sur les chiffres qu'on répète à son sujet sans jamais les vérifier.
Dans sept semaines, des millions de Français prendront la route d’un cimetière, un pot de chrysanthèmes calé sur le plancher de la voiture. C’est, de loin, le rendez-vous funéraire le plus suivi du pays : aucune autre date ne rassemble autant de familles autour de leurs morts. On le croit très ancien, très catholique, très stable. Il n’est, en réalité, aucun des trois.
Le 1er novembre ne commémore pas les défunts — il fête tous les saints. Le jour des morts, c’est le lendemain. Le chrysanthème ne vient d’aucun rite religieux : il descend d’une consigne présidentielle de 1919 pour fleurir les tombes de soldats. Et la pratique que l’on décrit volontiers comme universelle est bien plus inégalement partagée qu’on ne l’imagine. Ce dossier remet chaque pièce à sa place, textes et chiffres à l’appui — y compris ceux qui circulent partout sans que personne ne parvienne à les sourcer.
Au sommaire
- Deux fêtes, deux jours, un seul jour férié
- Le chrysanthème ne doit rien à la liturgie
- Ce que les Français achètent réellement
- Le chiffre que tout le monde répète et que personne ne source
- Un rendez-vous qui tient, mais qui se déplace
- Ce que cela dit de notre rapport aux morts
- Ce qu’il faut savoir avant d’y aller
- Questions fréquentes
Repères chiffrés
- 1er novembre : fête de tous les saints, jour férié en France. 2 novembre : commémoration de tous les fidèles défunts, jour ouvré.
- 13 % des foyers français ont acheté des végétaux pour la Toussaint en 2025, pour un budget moyen de 27 € et 3,3 végétaux (panel consommateurs Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR).
- 57 % des Français de 40 ans et plus se rendent au cimetière à la Toussaint, mais 34 % seulement chaque année sans exception — soit 12 points de moins qu’en 2009 (baromètre CSNAF-CRÉDOC, mai 2024).
- 29 % des dépenses en grande distribution, 28 % en jardinerie ou libre-service agricole, 18 % chez le producteur, 12 % chez le fleuriste (Kantar, 2025).
- ≈ 4 millions de foyers acheteurs et 124 M€ de marché au relevé 2024 — ordre de grandeur cohérent avec les 13 % de 2025.
- 1919 : l’année où le chrysanthème devient, en France, la fleur du souvenir.
- VIIe siècle : les origines romaines de la fête de tous les saints ; le 1er novembre s’impose au VIIIe.
Deux fêtes, deux jours, un seul jour férié
Commençons par le malentendu fondateur, celui qui structure tout le reste. La Toussaint, le 1er novembre, est la fête de tous les saints — c’est-à-dire, dans la théologie catholique, de tous ceux qui sont réputés parvenus auprès de Dieu, les canonisés comme les anonymes. C’est une fête joyeuse, tournée vers l’accomplissement, et non vers le deuil.
La commémoration des fidèles défunts, elle, a lieu le 2 novembre. C’est ce jour-là que l’Église prie pour les morts. Deux célébrations distinctes, deux jours consécutifs, deux significations qui n’ont rien à voir — et que l’usage courant a fondues en une seule.
Pourquoi cette fusion ? La réponse est d’une simplicité presque décevante : le 1er novembre est férié, le 2 ne l’est pas. Une famille qui travaille ne peut pas consacrer un lundi ordinaire à traverser le département pour aller au cimetière. Elle le fait la veille, parce que la veille est chômée. Le calendrier social a donc absorbé le calendrier liturgique, et le jour des saints est devenu, dans les faits, le jour des morts.
Ce glissement mérite d’être noté pour ce qu’il est : un rite populaire qui s’est installé à côté de l’institution religieuse, pas contre elle ni par elle. Les diocèses le rappellent d’ailleurs régulièrement sans en faire un combat — la distinction est de doctrine, la pratique est d’usage. Et c’est peut-être le plus intéressant : voilà un rite dont la forme a été déterminée par le droit du travail.
Quant à l’ancienneté de la date elle-même, elle est réelle mais moins linéaire qu’on ne l’imagine. La fête de tous les saints trouve son origine à Rome au début du VIIe siècle, lorsque le Panthéon est consacré aux martyrs ; c’est au VIIIe siècle que la célébration est étendue à tous les saints et fixée au 1er novembre. Plusieurs historiens y voient la christianisation d’une fête antérieure célébrée à la même période. Nous rapportons ce point tel qu’il est établi par les sources liturgiques, sans trancher les débats d’interprétation qu’il continue de susciter.
Le chrysanthème ne doit rien à la liturgie
Second malentendu, plus tenace encore. Le chrysanthème est perçu en France comme une fleur funéraire — au point qu’en offrir un bouquet à un vivant passe pour une maladresse. Pourtant, cette association n’a rien de religieux, rien d’immémorial, et rien de spontané. Elle est datée, et elle est d’origine publique.
Selon les travaux de la Ville de Paris et les sources concordantes consacrées à l’histoire de la fleur, c’est en 1919, à l’approche du premier anniversaire de l’armistice, que le président Raymond Poincaré appelle les Français à fleurir les tombes et les monuments des soldats tombés au front. Le geste est mémoriel et national, pas liturgique. Il s’adresse à un pays qui compte ses morts par centaines de milliers et qui, pour beaucoup d’entre eux, n’a pas de corps à enterrer.

Reste à savoir pourquoi cette fleur. La réponse est botanique et prosaïque : le chrysanthème fleurit précisément à cette saison, résiste au froid, se produit en masse et tient plusieurs semaines en extérieur. À la fin de l’automne, dans la France de 1919, il n’existait pas beaucoup d’alternatives. La fleur du souvenir a été choisie, pour l’essentiel, parce qu’elle était disponible.
De la tombe du soldat à la tombe de famille, le glissement s’est fait en une génération. Et le 11 novembre, date d’origine du geste, a cédé la place au 1er novembre, plus proche et surtout férié. Là encore, le calendrier a eu le dernier mot.
On mesure au passage ce que cet exemple dit de la fabrique des traditions : un siècle a suffi pour qu’une consigne circonstancielle devienne une évidence culturelle que plus personne ne pense à interroger. C’est un mécanisme que l’on retrouve dans bien d’autres pans du paysage funéraire français, et dont nous avons suivi un autre exemple dans notre enquête sur l’histoire silencieuse de la crémation.
Ce que les Français achètent réellement
Passons aux faits mesurés. Les achats de végétaux des ménages français sont suivis chaque année par le panel consommateurs Kantar, commandé conjointement par FranceAgriMer et VALHOR, l’interprofession du végétal. C’est la source de référence, et c’est la seule qui repose sur un panel représentatif plutôt que sur des estimations de filière.
Le relevé le plus récent porte sur la Toussaint 2025 et donne trois chiffres qu’il vaut la peine de lire lentement :
- 13 % des foyers français ont acheté des fleurs ou des plantes à cette occasion ;
- ces foyers y ont consacré 27 € en moyenne ;
- pour 3,3 végétaux achetés en moyenne.
Treize pour cent. Rapporté à l’ensemble des foyers français, le premier rendez-vous floral de l’année concerne environ un ménage sur huit. C’est considérable pour une date unique — aucune autre fête calendaire ne réunit autant d’acheteurs de végétaux — mais c’est loin de l’image d’un pays entier remontant les allées des cimetières, un pot à la main.
Une précision s’impose ici, car deux mesures circulent et elles ne disent pas la même chose. Les 13 % comptent les foyers qui achètent des végétaux. La fréquentation des cimetières, elle, est bien plus large : selon le sixième baromètre CSNAF-CRÉDOC publié en mai 2024, 57 % des Français de 40 ans et plus se rendent au cimetière à la Toussaint, mais 34 % seulement le font chaque année sans exception — soit douze points de moins qu’en 2009. On peut venir sans acheter, et acheter sans venir. Les deux séries ne se contredisent donc pas : elles suggèrent plutôt que le déplacement résiste mieux que la dépense. Nous avons détaillé ce que ce baromètre dit par ailleurs de ceux qui ont encore une tombe de famille, et de ceux qui n’en ont plus.
Le détail des circuits d’achat est tout aussi parlant. En 2025, la grande distribution capte 29 % des dépenses, la jardinerie et le libre-service agricole 28 %, le producteur 18 %, et le fleuriste seulement 12 %. Autrement dit, le chrysanthème de Toussaint s’achète majoritairement en même temps que les courses. Le geste rituel est passé par le supermarché.
Pour situer ces données dans la durée : le relevé portant sur 2024 évaluait à environ 4 millions le nombre de foyers acheteurs, pour un marché de l’ordre de 124 millions d’euros. Rapportés au nombre de ménages en France, ces 4 millions correspondent à un ordre de grandeur cohérent avec les 13 % relevés l’année suivante. Les deux chiffres ne se contredisent pas ; ils mesurent la même chose avec deux unités différentes.
Sur la part du chrysanthème lui-même dans ces achats, les publications de la filière retiennent selon les millésimes 63 % ou 64 % des quantités achetées. Nous donnons les deux, parce qu’ils ne portent pas sur la même année ni toujours sur le même indicateur — quantités achetées d’un côté, part des achats de l’autre. L’écart est faible et la conclusion ne change pas : la fleur reste très largement dominante. Mais additionner ou arrondir des chiffres construits différemment est exactement la manière dont naissent les statistiques fantômes. Ce qui nous amène au point suivant.
Le chiffre que tout le monde répète et que personne ne source
Il existe un chiffre qui revient chaque automne, dans la presse comme sur les sites du secteur funéraire : le nombre de pots de chrysanthèmes déposés sur les tombes françaises à la Toussaint. Selon les publications, il vaut 20, 22, 23 ou 25 millions.
Nous avons cherché à le vérifier. Nous n’y sommes pas parvenus, et il nous semble plus utile de le dire que de choisir un nombre au hasard.
Trois problèmes se cumulent. D’abord, les valeurs varient de 25 % d’une source à l’autre sans que la méthode soit jamais indiquée. Ensuite, plusieurs de ces reprises désignent en réalité une quantité produite — le nombre de pots sortis des serres horticoles françaises dans l’année — et non une quantité déposée sur des tombes. Ce ne sont pas les mêmes objets : une partie de la production est exportée, une autre invendue, une autre encore achetée pour un balcon. Enfin, aucune de ces reprises ne renvoie à une publication primaire identifiable ; elles se citent les unes les autres.
Nous ne disons pas que ce chiffre est faux. Nous disons que nous n’avons trouvé aucune source primaire permettant de l’affirmer, et qu’il ne figure donc pas dans nos repères chiffrés. Les seules données que nous reprenons ici sont celles du panel Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR, et du baromètre CSNAF-CRÉDOC, dont les méthodologies sont publiées et les périmètres explicites.
C’est une précaution d’apparence austère, mais elle a une conséquence concrète pour le lecteur : sur un sujet aussi consensuel que les fleurs de la Toussaint, l’essentiel de ce qui circule n’est pas mesuré. Il est estimé, puis recopié.
Un rendez-vous qui tient, mais qui se déplace
Faut-il en conclure que la Toussaint s’éteint ? Les données disponibles ne permettent pas de l’affirmer, et le tableau est plus intéressant qu’un simple déclin.
Ce qui est documenté, c’est un déplacement. La France où l’on naissait, vivait et mourait dans le même canton s’est dispersée : les enfants travaillent ailleurs, parfois très loin, et une tombe est un engagement de présence. Le baromètre CSNAF-CRÉDOC le mesure sans ambiguïté : quand on demande aux Français pourquoi ils ne viennent pas au cimetière, la première raison invoquée est la distance géographique, citée par 28 % d’entre eux — devant le sentiment que la journée est devenue trop commerciale, à 26 %. Ce n’est ni l’indifférence ni la perte de foi.
Ce même baromètre montre que la part des Français de 40 ans et plus disposant d’une concession funéraire est passée de 61 % en 2005 à 55 % en 2024, et surtout que ceux qui n’ont plus de tombe de famille sont désormais les cadres, les quadragénaires et les habitants des grandes agglomérations. On ne peut pas fleurir le 1er novembre une sépulture qui n’existe pas.
S’ajoute l’effet de la crémation, désormais choisie pour près d’une moitié des obsèques. Les cendres déposées en columbarium gardent une adresse ; celles qui sont dispersées, non. Et sur ce point, le droit est plus restrictif que la plupart des familles ne l’imaginent : la dispersion en pleine nature est légale, mais le lieu ne peut recevoir aucun aménagement, aucune plaque, aucune inscription. Pour ces familles-là, le 1er novembre n’a pas de destination. Le rite n’a pas disparu ; il a perdu son point d’ancrage.
Enfin, il faut se garder d’une lecture purement déclinologique. Le même mouvement qui vide certaines allées en remplit d’autres : les columbariums et les jardins du souvenir concentrent aujourd’hui une part croissante des visites, et de nouvelles formes de recueillement — un arbre, une date partagée, un espace de mémoire en ligne consultable depuis n’importe où — prennent le relais pour des familles que la géographie a séparées. Ce que nous observons n’est pas l’effacement d’un rite, mais sa redistribution.
Ce que cela dit de notre rapport aux morts
Trois enseignements se dégagent, et aucun ne concerne vraiment les fleurs.
Le premier est que nos rites funéraires sont beaucoup plus récents et plus contingents que nous ne le croyons. Une fête liturgique du VIIe siècle, un jour férié, une consigne présidentielle de 1919, une fleur choisie pour sa résistance au gel : le rendez-vous le plus solennel du calendrier funéraire français est un assemblage d’éléments hétérogènes, dont aucun n’a été conçu pour l’usage qu’on en fait aujourd’hui. Ce qui nous paraît immémorial a souvent moins de cent ans.
Le deuxième est que les rites survivent en changeant de justification. Personne, aujourd’hui, ne dépose un chrysanthème en pensant aux morts de 1918. Le geste a perdu sa raison d’origine et en a trouvé d’autres : la fidélité familiale, l’habitude, le besoin d’un rendez-vous fixe. C’est peut-être la définition même d’une tradition réussie — une forme assez solide pour survivre à l’oubli de son motif.
Le troisième est que le besoin d’une date compte autant que le besoin d’un lieu. Dans une société où les familles sont dispersées, où les sépultures se raréfient, où les cendres sont parfois rendues à un paysage, ce qui subsiste du rite est sa temporalité. On peut ne plus savoir où aller ; on continue de savoir quand penser à eux. Le calendrier fait ce que la géographie ne fait plus.
Il n’y a, dans tout cela, ni décadence ni progrès. Il y a une société qui a changé de forme et qui bricole, avec les moyens du bord, la continuité de ses attachements. Comme toutes les sociétés avant elle.
Ce qu’il faut savoir avant d’y aller
Quelques repères concrets, pour les familles qui préparent la visite.
Les horaires des cimetières sont élargis autour du 1er novembre dans la plupart des communes, souvent dès le dernier week-end d’octobre. Ils sont fixés par arrêté municipal et varient d’une ville à l’autre : le plus sûr est de consulter le site de la commune ou d’appeler la mairie, plutôt que de se fier à une information générale.
L’entretien de la sépulture reste à la charge de la famille, pas de la commune. Si le monument a souffert, l’automne est la saison où les marbriers sont les plus sollicités : mieux vaut s’y prendre en avance. Notre page sur la marbrerie funéraire détaille ce que recouvre ce métier et comment en choisir un.
Une plaque ou un ornement se nettoie, il ne se remplace pas forcément. Selon le matériau, les produits adaptés diffèrent sensiblement, et certains gestes courants abîment durablement la surface. Notre guide d’entretien d’une plaque funéraire reprend les précautions matériau par matériau.
Si les cendres ont été dispersées, rappelons qu’aucun repère matériel ne peut être posé sur le lieu de dispersion en pleine nature. Les familles qui souhaitent un support de recueillement durable doivent se tourner vers un lieu qui l’autorise — cavurne, case de columbarium, urne inhumée ou monument funéraire en cimetière. Le cadre général est détaillé dans notre article sur ce que la loi autorise et interdit pour les cendres.
Enfin, le chrysanthème n’est pas une obligation. Rien, ni dans le droit ni dans la liturgie, ne prescrit une fleur plutôt qu’une autre. Bruyère, cyclamen, pensée, ou rien du tout : la seule règle qui s’impose dans un cimetière est le respect dû aux lieux et aux autres sépultures.
Questions fréquentes
La Toussaint est-elle la fête des morts ?
Non. Le 1er novembre est la fête de tous les saints. La commémoration des fidèles défunts a lieu le 2 novembre. Dans la pratique française, les deux se sont confondues parce que le 1er est férié et le 2 ne l’est pas.
Pourquoi le chrysanthème plutôt qu’une autre fleur ?
Parce qu’il fleurit à cette saison, résiste au froid et se cultive en grande quantité. Son association au souvenir remonte à 1919, lorsque le président Raymond Poincaré appela les Français à fleurir les tombes des soldats de la Grande Guerre. L’origine est mémorielle et nationale, pas religieuse.
Combien de Français vont au cimetière à la Toussaint ?
Selon le baromètre CSNAF-CRÉDOC de mai 2024, 57 % des Français de 40 ans et plus s’y rendent, dont 34 % chaque année sans exception — soit douze points de moins qu’en 2009. Côté achats, le panel Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR relève que 13 % des foyers ont acheté des végétaux pour la Toussaint 2025. Les deux chiffres mesurent des choses différentes : se déplacer et acheter ne vont pas nécessairement ensemble.
Est-il vrai que 22 millions de chrysanthèmes sont déposés chaque année ?
Nous n’avons trouvé aucune source primaire permettant de le confirmer. Les valeurs citées varient de 20 à 25 millions selon les publications, et plusieurs désignent une quantité produite plutôt que déposée sur des sépultures. Nous ne reprenons pas ce chiffre.
Peut-on fleurir une tombe qui n’est pas celle de sa famille ?
Rien ne l’interdit, et c’est une pratique courante pour les sépultures délaissées ou celles de proches sans descendance. Il convient simplement de ne rien déposer qui gêne l’accès aux tombes voisines ou l’entretien du cimetière.
Que faire quand il n’y a pas de tombe où se recueillir ?
C’est le cas de nombreuses familles depuis la progression de la crémation et de la dispersion des cendres. Les jardins du souvenir des cimetières, les columbariums et les espaces de mémoire en ligne offrent des points de recueillement. Le cadre légal applicable aux cendres est détaillé dans notre article dédié.
À suivre
Le relevé Kantar portant sur la Toussaint 2026 sera publié courant 2027 et permettra de mesurer si la part des foyers acheteurs se stabilise ou poursuit son érosion. Nous mettrons cet article à jour à cette occasion.
Sources
Panel consommateurs Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR, achats de végétaux à l’occasion de la Toussaint 2025 (mise à jour publiée en septembre 2026) et éditions antérieures 2023-2024 ; 6e baromètre « Les Français et les obsèques », CRÉDOC pour la CSNAF, mai 2024 (1 000 personnes représentatives des 40 ans et plus) ; documentation liturgique catholique sur la fête de tous les saints et la commémoration des fidèles défunts ; travaux de la Ville de Paris sur l’histoire du chrysanthème. Les chiffres relatifs au nombre de pots déposés sur les sépultures, très largement repris, n’ont pu être rattachés à aucune publication primaire et ne sont pas retenus ici. Article d’information ; il ne se substitue pas aux informations de votre commune sur les horaires et règlements de cimetière.
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