Détruire un symbole, c’est viser une mémoire : pourquoi la perte d’un repère blesse toute une communauté
Pourquoi la destruction d’une statue, d’une croix ou d’un monument provoque-t-elle une émotion sans commune mesure avec sa valeur matérielle ? Parce qu’un symbole partagé n’est jamais seulement un objet : c’est le support d’une mémoire commune. Les sciences sociales l’ont montré il y a près d’un siècle — la mémoire est collective, elle s’accroche à des lieux et à des signes. En abîmer un, c’est toucher le groupe entier. Deuxième volet de notre série sur la mémoire d’une île et d’un peuple.
