La mémoire a un an de moins qu’avant
En août 2022, un décret a changé une ligne du droit funéraire : le délai dont dispose une famille pour sauver une tombe menacée de reprise est passé de trois ans à un an. Une mesure technique, presque invisible. Mais lue de près, elle raconte autre chose — une société qui, pour la première fois depuis la guerre, compte plus de morts que de naissances, dont les cimetières saturent, et dont la mémoire tient désormais sur une horloge plus courte. Essai.
